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HDR de Louis-Marie Barnier

par Rédaction LEST - publié le , mis à jour le

Le 28 mars 2018, Louis-Marie Barnier, chercheur associé au LEST, a brillamment obtenu son diplôme d’Habilitation à Diriger des Recherches (HDR) devant un jury composé de :

  • Mme Véronique DAUBAS-LETOURNEUX, Enseignante-chercheure, Ecole des Hautes études en santé publique,
  • Mme Nathalie FERRÉ, Professeure des universités, Paris 13
  • M. Emmanuel HENRY, Professeur des universités, Paris Dauphine (visioconférence, absent de la photo)
  • M. Arnaud MIAS, Professeur des universités, Paris Dauphine
  • M. Eric VERDIER, Directeur de recherche, LEST CNRS Université Aix-Marseille
  • M. Paul BOUFFARTIGUE, Directeur de recherche, LEST CNRS Université Aix-Marseille, Tuteur

    Résumé de sa présentation
    La prévention des risques professionnels est généralement abordée à partir de trois acteurs différents. L’Etat défend le droit constitutionnel à la santé à travers de multiples réglementations. L’employeur est devenu la cheville ouvrière de la prévention des risques après la directive-cadre européenne de 1989 se traduisant par une obligation de sécurité de résultat. L’expérience et la mobilisation des salariés, seuls à même de connaître le travail réel, sont au cœur de toute démarche de prévention comme le reconnait le rôle attribué aux syndicats les représentant. Ces trois approches recouvrent des théories sociologiques différentes, qui cependant s’articulent dans des espaces communs tels que le CHSCT ou des pratiques sociales. La recherche présentée se propose d’organiser ces trois conceptions autour de la notion de santé publique, envisagée comme un espace public d’intervention. La Sécurité sociale est proposée comme outil de cette démocratie sociale, en privilégiant sa capacité coercitive en opposition à l’incitation financière actuelle. Cette démarche théorique passe par la remise en cause d’une certaine sociologie de la régulation conjointe tournée vers le dialogue social. Elle s’appuie sur l’analyse des rapports sociaux de domination et d’exploitation de genre, classe et « race », dans un contexte où le néolibéralisme tendrait à renvoyer la responsabilité des situations sur les individus eux-mêmes. L’étude mobilise la notion de santé sociale pour intégrer la santé des travailleurs chômeurs et précaires et relier la santé au travail à la santé environnementale. Elle se penche enfin sur le paradoxe du syndicalisme, ancré dans les rapports de production tout en défendant comme enjeu social le droit fondamental à la santé de tous les travailleurs.