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Pôles de compétitivité et dispositifs régionaux de clusters : synthèse franco-canadienne

par Dernière mise à jour - publié le , mis à jour le

Rapport

Diane-Gabrielle Tremblay(Téluq-UQAM) et Martine Gadille (LEST-France) ont obtenu un financement de 24997 $ du CRSH dans le cadre d’un projet de synthèse de connaissances, intitulé :
Le dispositif national des pôles de compétitivité et les dispositifs régionaux de mise en clusters : des dispositifs publics de soutien à la R&D universitaire

Ceci fait suite à un séjour de Martine Gadille au Québec, au CIRST et au Crises en 2010, et à un séjour de Diane-Gabrielle Tremblay comme chercheure invitée au LEST en 2011.



Le projet proposé vise à étudier le dispositif national des pôles de compétitivité, mis en œuvre à partir de 2005 par l’Etat français ainsi que son articulation à des dispositifs régionaux autonomes créés sur la même période (PRIDES), également fondés sur l’approche des clusters pré-construits. Les chercheures analyseront les deux types de dispositifs publics de mise en réseau en analysant leur intérêt pour le soutien à la R&D collaborative entre secteur universitaire et société civile. Elles traiteront aussi de la comparabilité et de la transférabilité d’expériences observées dans ces dispositifs. Les objectifs principaux des structures de pôles sont de renforcer la compétitivité de l’économie française par le soutien à l’innovation technologique pour différents acteurs ayant des compétences reconnues et complémentaires. Ces projets peuvent ensuite bénéficier d’aides publiques, notamment auprès du fonds unique interministériel (FUI) de l’Agence Nationale pour la Recherche, ainsi qu’auprès de divers fonds régionaux et européens.
Les objectifs des pôles sont aussi aujourd’hui de développer la croissance et l’emploi sur des marchés porteurs en améliorant les écosystèmes d’entreprises et leur attractivité par des projets de mutualisation de ressources ou d’accompagnement des membres du pôle sur des thématiques telles que la formation et les ressources humaines, la propriété industrielle, le financement privé, le développement à l’international, etc. Ces projets bénéficient en général de subventions de services de l’Etat en région, de fonds Européens et de collectivités territoriales.
La synthèse des connaissances permettra d’identifier la façon dont le soutien financier àla R&D du secteur universitaire, y compris des Sciences Humaines et Sociales (SHS), est organisé à l’intérieur de ce dispositif.

Le projet de synthèse des connaissances vise une amélioration des savoirs d’acteurs de politiques publiques dans le domaine de la gouvernance des clusters favorisant le soutien à la R&D universitaire et sa valorisation en lien avec la société civile. Il permettra en premier lieu de connaître à la fois de façon détaillée et systématique/comparative les caractéristiques des dispositifs nationaux et régionaux de gouvernance de clusters français et canadien, du point de vue de l’organisation du soutien à la R&D universitaire. Cette synthèse permettra d’apprécier à partir de données comparatives, tant les risques de certaines pratiques et modèles de gouvernances de la relation « recherche universitaire-société civile » que les effets bénéfiques de ces gouvernances et ce qu’elles pourraient faire dans l’avenir à partir des recommandations publiées. Cette partie constituerait pour les clusters canadiens un retour d’expérience sur cette problématique qu’ils ont en commun avec les pôles français.
En second lieu , la synthèse permettra de mieux apprécier aux niveaux locaux, les effets concrets de l’organisation de ce soutien en terme de valorisation de la recherche universitaire, ici du point de vue des apports des SHS tant dans des projets de R&D collaboratifs, qu’à des acteurs de la gouvernance de clusters (sciences de gestion, socio-économie, sciences du politique). Ce travail de synthèse confèrera ici un savoir sur des actions spécifiques qui ont été mises en œuvre dans certains pôles de compétitivité notamment dans le champ de la GRH, de la formation et de la gestion des connaissances en vue d’une appréciation de leur transférabilité et de leur effet sur l’innovation technologique, mais surtout organisationnelle ou sociale. Cette mise en lumière s’accompagnera des recommandations et des limites que ces actions ont permis de mettre en perspective. Cette synthèse permettra l’appréciation objective de la transférabilité d’expériences nationales, régionales et locales au contexte canadien et québécois.