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ANR LAJEH - Conflits et migrations

Réflexions sur les catégories et la généalogie des migrations au Moyen-Orient

par Rédaction LEST - publié le , mis à jour le

Coordinateur du projet : Kamel Doraï - k.dorai[at]ifporient.org

Carnet de recherche : http://lajeh.hypotheses.org/

Les migrations forcées ne sont pas un phénomène nouveau au Moyen-Orient, mais bien un élément d’analyse constitutif des évolutions du contexte socio-politique régional. Des mouvements de population des régions du Caucase et d’Afrique du Nord vers le Levant depuis le début du XIX° siècle, aux récentes vagues de réfugiés syriens et irakiens, en passant par l’importante dispersion des réfugiés palestiniens suite à la création de l’Etat d’Israël, les migrations jouent un rôle essentiel dans la structuration du paysage socio-économique, politique et démographique de la région. Ainsi, les migrations économiques de même que les mouvements de réfugiés contemporains ne peuvent être appréhendés qu’à la lumière de deux éléments interconnectés que sont les dynamiques migratoires transfrontalières et les réseaux transnationaux ou les diasporas.

Suite aux multiples crises et conflits qui ont produit plusieurs millions de migrants forcés, les pays du Moyen-Orient accueillent aujourd’hui la plus importante population de réfugiés au monde, enregistrés ou non, ainsi qu’un grand nombre de déplacés internes. D’autre part, compte tenu du fait qu’aucun des pays hôtes – exceptée la Turquie – n’est signataire de la Convention de Genève de 1951 relative au statut des réfugiés, ces derniers tombent dans un flou juridique qui a d’importantes conséquences sur leurs déplacements et leurs activités. Pour autant, si les politiques des pays d’accueil ont une certaine influence sur les mouvements migratoires, ceux-ci dépendent avant tout des stratégies développées par les migrants et de leur propre autonomie.

En replaçant les mouvements de réfugiés actuels dans leur contexte historique et régional, le programme LAJEH cherche à approfondir la recherche dans le domaine des migrations forcées au Moyen-Orient, mais aussi à informer d’autres migrations forcées ailleurs dans le monde. A la fois théorique et empirique, l’approche transdisciplinaire de LAJEH tente d’examiner à la fois les aspects socio-politiques, géoéconomiques et historiques des migrations forcées au travers de trois axes d’analyses qui s’intéressent plus spécifiquement 1. à l’intégration économique et à l’installation des migrants, 2. aux différentes échelles de solidarité mises en place par les migrants et 3. à l’impact des migrations sur le tissu politique des pays hôtes.